Un parent souhaite une résidence alternée, l'autre s'y refuse. Faut-il obligatoirement l'accord des deux pour que l'enfant vive une semaine chez chacun ? Non. La loi permet au juge aux affaires familiales de fixer la résidence de l'enfant en alternance au domicile de chacun des parents, y compris lorsque l'un d'eux s'y oppose.
Le juge ne raisonne pas en termes de droit du parent, mais d'intérêt de l'enfant. Il examine concrètement plusieurs éléments : la distance entre les deux domiciles et l'école, l'âge et le rythme de l'enfant, la disponibilité réelle de chaque parent, les conditions d'accueil et surtout la capacité des parents à communiquer un minimum sur le quotidien. Une résidence alternée n'exige pas une entente parfaite, mais elle suppose que les échanges restent possibles.
Aucun âge minimum n'est fixé par la loi. Pour les très jeunes enfants, les juges se montrent en pratique plus prudents et peuvent préférer une alternance avec des temps plus courts, ou une résidence chez un parent avec un droit de visite élargi. Lorsque l'accord manque, le juge peut aussi ordonner une alternance à titre provisoire, pour une durée déterminée, avant de statuer définitivement au vu de la manière dont elle s'est déroulée.
Dernier point souvent mal compris : résidence alternée ne signifie pas absence de pension alimentaire. Si les revenus des parents sont très différents, une contribution peut être fixée pour maintenir un niveau de vie comparable dans les deux foyers. Pour préparer une demande ou y répondre, une avocate en droit de la famille vous aidera à réunir les éléments qui comptent réellement pour le juge.
Vous souhaitez demander une résidence alternée ou vous vous opposez à une telle demande ? Maître Anaïs Ménager peut évaluer avec vous la solidité de votre dossier lors d'un premier rendez-vous.
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